journal d'un cancer ordinaire

les derniers écrits de MARC

marcodepaname | 20 novembre, 2010 21:05

20 novembre 2010Je viens vous inviter à lire les derniers écrits de Marc à l’hôpital.  Le 02/11/2010Dans mon rêve cette nuit, mon téléphone a sonné. Sur l’écran était affiché SAMU, ça m’a réveillé.Ce matin à 10h30 Carole appelait le samu…..La respiration me permettant à peine d’aller pisser et au retour il me fallait m’assoir pour récupérer un temps soit peu le souffle.La veille la sale toux m’avait déjà taquiné.Me revoilà donc aux urgences de Cochin ou bien malgré moi j’ai repris mes «  bonnes habitudes » de malade surentrainé.Electrocardiogramme, prise de sang, visites de médecins en tous genres, radio et incontournable scanner qui dit tout et qui dit rien. Le tout était fait il ne me reste plus qu’a attendre les résultats.J’espère qu’ils  se gourent, car dans le pire des cas ce serait une embolie pulmonaire. Une complication dont je me passerai bien……Ils se sont gourés mais ça ne règle rien et la complication demeure vu que la seule anomalie qui a été détecté serait un bouchon muqueux quelque par dans les poumons.J’ai donc gagné une fibroscopie qui sera pratiquée demain pour mon plus grand déplaisir.Si il s’avère qu’après avoir fait sauté le bouchon je retrouve un souffle convenable, ce sera déjà ça de réglé.En attendant c’est une nouvelle nuit aux urgences qui m’attend avec son habituel cortège de cabossés.            Le 03/11/2010Comme la dernière fois c’est Marion qui était là aux premiers soins ce matin. J’ai l’impression de revivre le même cauchemard. Mais un drôle de cauchemard quand même peuplé d’adorables créatures. Mais un cauchemard reste un cauchemard.Ce qu’il’y a de terrible dans les hôpitaux c’est que tu sais ce qui t’attend, mais tu ne sais jamais quand ça va arriver.Dans l’attente d’une fibroscopie par exemple…ce matin, désagréable au possible, c’est inssuportable. Et pour bien  d’autres choses aussi biensûr.C’était la rubrique « ça va mieux en le disant !!!!! ».          Le 04/11/2010Ils l’ont fait sauter le bouchon et j’ai bien failli partir avec. Cette saloperie sait ou et quand frapper. Ma quand même été contré le fourbe. Heureusement les toubibs m’avaient mis en réanimation.Plus violente et virulente que jamais l’attaque de pagurus m’a rapproché encore un peu plus de la mort.Je l’ai senti me tirer par  les pieds après avoir comaté le peu de vie de passage qu’il me restait pour respirer.C’est terrible à dire , on aurait dit la répétition générale de la mise en scène de ma mort.La fin d’une tragédie antique ou le couteau du traitre qui frappe dans le dos serait remplacé par le cancer.Pendant que je vivais ma mort médecins et infirmières s’affairaient pour me mettre en coma artificiel. Et c’est le trou noir. Ils m’ont trimballé  jusqu’à Suresne pour intervenir. Le 08/11/2010Voir les écrits de Carole.Elle se débrouille bien je trouve, pas vous ?  Le 10/11/2010Ils  m’ont concocté un petit cocktail à la mode morphine pour me détendre et me permettre de dormir plus sereinement.A une déssaturisation prêt.Le dosage était presque parfait. Reprise en main de ce qu’il me reste comme poumon pour relancer la machine et je me suis rendormi comme un bébé , rassuré…….       

  

la fin d'un combat

marcodepaname | 15 novembre, 2010 13:07

Le combat continu ,ma nuit avec Marc jeudi 11 novembreArrivé à l’hopital à 21 heure,alors que tous est calme dans le service,j’arrive dans la chambre de Marc pour passer la nuit,beaucoup d’appréention et de peur.C’est pour moi une étape difficile mais importante car je ne veux le laisser seul…car son combat peu s’arreter cette nuit .Marc se trouve dans un coma artificiel et sa respiration me fait souffrir à chaque moments.Dès qu’il ya un blanc  ou un long moment de respiration mon cœur s’emballe….j’ai peur !!!Heureusement ce soir là,une infirmière est là.ALINE une dame que je n’oublierai jamais,une personne qui ma réconforté,apaisé et expliqué que Marc recent tous bien qu’il soit endormi,pas de souffrance d’après elle car si il y avait sur son visage la souffrance ce lirait..Moi au départ un peu crispé sur ma chaise,je me suis détendu petit à petit pour passé la nuit avec mon bébé,allongé sur le fauteuil très près de lui comme si on ne faisait qu’un.je suis sur  que Marc sait que je suis là.10h00 passe je n’ai pour autant pas pu dormir…..La nuit c’est passé,Aline accompagnant sans relache marc pour qu’il ne suoffre pas.Après cette nuit interminable,Jimmy m’a relayé au matin vers 8h00.A 14h30 je suis revenu,Marc respirait encore mais d’un manière qui nous faisait vraiment souffrir , nous savions que cette nuit serait déterminante.Je ne pouvais physiquement et psychologiquement repasser une nuit auprès de Marc,d’autant que Bouba ne comprendrait pas,la nuit précedente à été une catastrophe dans sa petite tête de chien,abandonné deux fois non c’était pas possible !!!Elle soufre elle aussi beaucoups de son absence depuis 10 jours.C’est donc Julien et sa petite amie Mélodie qui assure la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 novembre.Très dur,il vaut mieux être deux cette fois.Fanny voulait venir,je suis rassuré qu’elle ne l’est pas fait car je pense qu’elle n’aurait pas supporté,moi-même je pense que je n’aurais pas pu non plus.La souffrance est trop forte de le voir comme ça et la fatigue depuis 10 jours se ressent de plus en plus ,la tête ne suis plus.Je rentre donc à la maison,sachant pertinement qu’un coup de fil serait tombé.En effet vers minuit Julien m’appel et me demande de venir au plus vite.Je m’habille en vitesse et file à l’hopital.Marc est décédé à 00h26 ce vendredi 12 novembre.Il est encore dans sa chambre,il n’y a plus rien à part son corp sans vie fatigué par tant d’effort…..Je l’embrasse une dernière fois avant qu’il ne soit emmené a la morgue.Je suis très fier de savoir que Julien à accompagné son papa jusqu’à son dernier souffle.Aline était encore là cette nuit,elle a beaucoup accompagné les enfants ,et je l’est embrassé en la voyant pour la remercier encore une fois pour son dévouement et sa gentillesse,une personne vraiment formidable !!!Je ne remercierai jamais assez le personnel soignant de la pneumologie pour leur patience et volontée de nous accompagner dans ce moment de douleur.Marc c’est battu jusqu’au bout de ses forces,mais un soulagement c’est ressenti pour nous tous quand tous c’est arrêté….et ce n’est en aucun cas de l’égoïsme.Je vous l’assure.Mais depuis 10 jours l’anxiétée, l’espoir, le désespoir,tous c’est mélangé,mais au final ce qui est important c’est que Marc ne souffre plus et peu maintenant ce reposer en paix et fiert d’avoir tenu tête à cette saloperie de Pagurus.Je tient à dire à tous le monde que son combat j’espère n’a pas été vaint et que sa mort servira pour combattre cette maladie qui touche des million de personne et attriste des million de famille.Docteur Mir je souhaite que Marc vous apporté un plus à votre vocation et votre recherche,encore un grand merci.Les obsèque de Marc auront lieu jeudi 18 novembre à 13h20 au crématorium du Père Lachaise.Venez rendre hommage à Marc qui ne cessera de veiller sur nous tous et ne sera jamais loin dans nos cœurs.Wag-Wag si vous le pouvez je serais ravie de vous rencontré,Marc  ma parlé de vous jusqu’au bout…il ne vous oubliera jamais et moi non plus.Merci.   

  

re re cochin

marcodepaname | 11 novembre, 2010 11:33

Le 10 novembre

Désolé  tous mes écrits d’hier ne ce sont pas enregistrés je ne sais pourquoi ?je reprend donc le dernier chapitre.

Dès 6h00 le jeudi matin j’ai appelé la réanimation pour savoir comment la nuit c’était passée et si Marc est réveillé.

Les médecins de gardes m’ont dit que oui mais que son transfert pour l’opération se ferai endormi,ceci pour éviter à Marc l’angoisse et le stress et aussi pour éviter qu’il ne s’agite.

Transfert prévu à 7h00.

La

matinée nous a semblé une éternité !!!

Enfin à midi des nouvelles plutôt bonnes ,l’opération c’est bien passé et le caillot de sang extrait.ouf !!

Son retour en réanimation à Cochin est attendu vers 14h30.

Cela dit une dernière intervention à Cochin est prévue et nécessaire pour voir si il n’y a pas de saignements suite à l’intervention,pas de saignements nous a-t-on dit quand nous sommes venu visiter Marc à 16h00.

Marc est toujours endormi et intubé.

C’est très dur de le voir comme çà,d’autant qu’il est très blanc.

Dernier appel avant de « dormir ! » vers 23h00,le médecin de garde me dit que pour l’instant tous est stable et qu’il va se réveiller doucement dans la nuit.

Vendredi 5 ,nous revenons tous à l’hopital,Marc est réveillé,mais là on nous apprend que les saignements ont repris mais du coté tumeur.

L’inqui étude ce lit alors sur tous les visages !

Docteur Mir et le médecin de la réanimation nous informe alors qu’ils ne peuvent rien entreprendre de plus surtous sur la tumeur.

Il faut que le saignement s’arrête .

Ils nous conseil aussi de prévenir un peu la famille.

Ils nous faut prendre aussi la décision de savoir quand Marc sera désentubé,pour savoir si il peu respirer sans.

Décision prise pour samedi 6.

En attendant la famille arrive petit à petit pour rendre visite à Marc et le soutenir.

Le plus dur c’est de le voir cracher dans ce tube,on dirait  qu’il  étouffe à chaque instant.On nous rassure en nous disant qu’il vaut mieux cracher pour évacuer et respirer mieux.

Une nouvelle nuit d’angoisse en espérant aucun coup de fil nocturne.

L’appel ce fait le lendemainjuste avant mon départ pour l’hôpital,mon cœur s’accélère…..en fait c’est l’interne qui me demande si nous souhaitons les enfants et moi-même  assister au désentubage.Biensûr la réponse est oui même si on sait que tous peu basculer.

Arrivé à l’hôpital Marc  ne souhaite pas que les enfants soit présent,et me demande si je veux rester,oui je le veux même si c’est très angoissant.

Tous ce passe bien,Marc est maintenant libre, il respire avec un masque.Pour lui ,comme pour nous,cela nous semble tous de suite mieux et vivable.Peu à peu Marc reprend des couleurs et nous reprenons espoir.

La nuit ce passe bien,dimanche 7 il est question que si la journée et la nuit ce passe bien,Marc remonte en pneumologie lundi 8.En attendant des visite de famille et des collègues de travaille et client du càfé Poupre ce succède ,Marc est ravi et toute ces personnes que je ne remercierais jamais assez l’encourage,le soutienne ,lui donne le sourire et le trouve bien ,voir très bien.

Même les médecins sont surpris de voir Marc après ce long week-end…..

Lundi 8 comme promis Marc remonte au 2ème étage en pneumologie.Nous sommes tous très content d’autant plus qu’il est serein et moins abattu.

La nuit ce passe avec un peu le masque ,un peu les oreilettes et un antibiotique.

Mardi 9 le cas de Marc  est beaucoup plus inquiétant,sa respiration est de plus en plus faible.La pneumologue ,docteur Mir et deux collègues d’un autre service (assistante de vie),décide de lui rendre la vie plus « confortable !!! »,en luiadministrantun peu de morphine et un anxiolytique pour lui permettre de ce détendre et de ce reposer,car Marc est extrèmement fatigué.

Aujourd’hui mercredi 10,la nuit c’est très mal passée,la dose de morphine n’était pas suffisante par rapport à la fatigue et le traitement plus approprié par rapport à son souffle et à l’évolution de la maladie.Cette après midi Marc n’est plus réveillé et lutte toujours,mais les dose de morphines et le reste ne peuve plus être baissé au risque de le perdre avec beaucoup de souffrance et de detresse.

Nous préférons donsc accompagné Marc jusqu’à son dernier souffle sans qu’il soit réveillé et conscient,il a déjà trop souffert et mérite de partir en douceur .

Que personne ne soit triste ,il combat pagurus jusqu’au bout tel un DON QUICHOTE !!!!!!!!

Ce soir fanny,Julien et Jimmy ce relais au pied du lit de Marc pour qu’il ne soit jamais seul,je passe moi la nuit à son chevet jusqu’à demain matin.

Marc  et vous tous et vous toute on combattu très fort auprès de lui,que ce soit sur le blog ,au téléphone ou par leurs présences ,nous remercions tous le monde.

Nous tenons a remercié aussi tous les professionnels de santé qui se sont occupés et relaillé pour que Marc se sente mieux,de l’urgentiste au samu ,des pneumologues de Pompidou à Cochin ,des personnels et médecins de la réanimation et de la pneumologie, et biensur Docteur Mir notre principal interlocuteur et confidant pendant toute cette bataille.Merc i pour tous ce que vous avez fait et entrepris pour sauver Marc.

Vous bloguerez les texte de Marc qu’il a écrit sur son carnet de bord ,avec biensur des trous, mais je veux que vous le lisiez un dernière fois avec moi.

Merci à tous !

     

 

re cochin

marcodepaname | 09 novembre, 2010 13:10

bonjour à tous et à toutes,

c'est Carole qui vous écrit,avec je sais beaucoups de retard,j'en suis désolé mais comme vous pouvez vous en douté il est arrivé des choses graves à Marc.

en effet sa respiration dans le week-end de la toussain c'est agravé considérablement au point de ne plus tenir en station debout et d'effectuer des trajet comme du salon à la cuisine .

j'ai donc appelé docteur Mir en urgence mardi 02 au matin qui ma tous de suite conseillé d'appeler une ambulance pour rejoindre au plus vite les urgences de Cochin.Biensur arrivé là bas nous n'avons pas attendu,l'équipe urgentiste étant déjà prévenu.

évidement dans la foulée une panoplie complète d'examens à été déclanchées,une nuit de plus au urgence.

mercredi 03 Marc doit subir une fibroscopie ,un caillot de sang à été détecté et il veulent essayé de l'extraire,mais le matériel de Cochin n' est pas approprié pour ce genre d'intervention et Marc ne pouvais plus respiré. Il est ensuite installé dans une chambre en pneumologie.

pas pour longtemps car les médecins et le docteur Mir craigne une embolie pulmonaire,d'autant que Marc ne respire plus que par le bas du poumon droit ,le haut étant touché par le cancer et le gaughe obtrué par ce caillot.Nous sommes tous très inquiés.

la pneumologue essaie de joindre l'hopital Pompidou,là ou Marc à subit la thermocoagulation,malheureusement elle est en vacances,mais on ne peu pas attendre son retour ,il y a urgence!

c'est au final la grande médecin en pneumologie, qui a  travaillé en collaboration avec le docteur Mir à Pompidou et qui a formé toute son équipe là bas qui s'occupera de Marc jeudi matin à l'hopital Foch à Suremne ,c'est pour nous un gage de confiance.

Marc est donc placé dans la nuit de mercredi en attendant son transfert prévu dès 8 heure le jeudi matin en réanimation.

Heureusement!!car j'ai reçut un appel de la réanimation à 2h00 du matin pour me dire que avait été intubé et mis en coma artificielle suite à uen quinte de toux.Autant vous dire que mon inquiétude à l'égard de Marc était immence e

toussaint ou alloween ?

marcodepaname | 31 octobre, 2010 16:09

                       Le 29 10 2010

 

A chaque nouveaux traitement c’est la même chose, je m’observe m’écoute me tâtonne. Avec cet antibiotique là il me semble constater que peut-être que… mais non, tu ne respire pas mieux, ou alors c’est infime. Oui c’est ça, c’est infime et c’est pour ça que je le ressens, tout était tellement bloqué ces temps ci. Oui mais de toute façon je minimise les efforts… Deux jours de traitement, tu rêve ou quoi ? Ceci dit, je me méfis des antibiotiques et de leurs résultats plus ou moins spontanés. J’en veux pour preuve tout ce que j’ai pus avaler pour stopper les saignements qui accompagnaient la sale toux. Tout s’arrêtait le temps du traitement pour mieux reprendre dès qu’il était terminé. Mais bon, tout cela représente des sursis non négligeables quand tu subis trop régulièrement ces désagréments dus à la maladie. Sursis, un mot qui désormais accompagne ma vie, un mot qu’il faut  accepter et gérer. Parsque, tant qu’il y a du sursis y a de l’espoir !

 

                       Le 30 10 2010

 

C’est weekend de la toussaint, une journée de gagné avec Carole. Lundi c’est aussi le jour des morts, il n’y a vraiment que les religieux et les politiques pour décider que telle ou telle journée serait dédiée à tel ou tel évènement. De toute façon, si je parle de mes morts, j’en parle au vivant, une bonne façon de les garder en ma vie. Mais ça c’est personnel, ça ne regarde que moi. Je voulais juste dire que si l’envie m’en prend je n’attends pas la toussaint  pour les pleurer.

C’est aussi le weekend du changement d’heure, «  chouette, on va dormir une heure de plus ! » Mais dès le boulot repris le mardi, « Qu’elle merde, on ne voit plus le jour… » Il est vrais que le manque de luminosité nous affecte tous au moment d’affronter l’hiver.

 

                       Le 31 10 2010

 

Et bien voilà, un vrai weekend de toussaints. Ca avait pourtant bien commencé, soleil et luminosité ce matin, mais l’humidité et la grisaille ont repris le dessus. On s’en fout, tous les ans c’est pareil. Une toussaint  joyeuse ne serait de toute façon pas une toussaint. Y en a même qui serait capable de se plaindre. « Vous vous rendez compte, Mr. Le président, une toussaint pas triste, c’est encore un coup des ricains avec leur halloween ! »

Nous ici, Carole et moi on s’en fout. Ce soir c’est la fête. Y a Fanny Idriss et l’ami Doxo qui rappliquent. Depuis le temps que je voulais l’avoir à ma table ce garçon qui incarne si bien le gendre idéal que tout le monde vous envie. Mais Fanny en a décidée autrement, Doxo est son ami, pas son mari. Tant pis !!!

de la station MIR au pied de cochin

marcodepaname | 27 octobre, 2010 15:42

                       Le 26 10 2010

 

Cuisine et écriture, deux façons de passer le temps et de ne pas se prendre la tête en attendant le verdict de demain. Et pourtant, une réflexion me vient à l’esprit. Mais j’ai encore peur de vous faire peur… Tant pis, on y va. J’ai une pensé pour tout ces condamnés à mort qui ne savent jamais, selon le pays où ils sont, quand ils vont être pendus grillés piqués voir décapités ou lapidés. Attente insupportable ou le bourreau comme la maladie sont à l’affut du moment où…

 Comme la grâce présidentielle ou royale le verdict du médecin est attendu avec les mêmes espoirs de sursit ou de grâce dans le meilleur des cas. C’était juste un petit moment d’égarement pendant la cuisson de la pintade aux choux qui embaume toute la maison et qui me donne une furieuse envie de vivre. Demain sera un autre jour.

 

                       Le 27 10 2010

 

Le scanner dit : « pas plus pas moins, la situation n’évolue pas, tout est sous contrôle. » Dr.MIR lui répond : « ce n’est pas le scanner que l’on soigne, mais le patient. S’il reste une anomalie au niveau respiratoire il faut absolument trouver d’où cela provient. » Finalement c’est au point mort que je me retrouve. Mais bon faut pas faire la fine gueule, cette saloperie de pagurus reste sur ses positions. S’il ne régresse pas il ne progresse pas non plus, et ça c’est déjà plutôt positif. Pour le reste, la routine, prise de sang, nouveaux antibiotiques pour neutraliser une zone infectieuse et voir si le manque de souffle ne proviendrait pas de là. Ensuite retour à la « station MIR » pour la suite des évènements. Il est déjà a peut près certain, on pourrait même dire inévitable que je refasse quelques séances de chimiothérapies.

 D’habitude, c’est ou Carole ou Fanny qui, selon leur disponibilité, m’accompagne aux visites. Ce matin mes « deux béquilles », comme je les appelle, étaient là, comme pour prévenir une éventuelle grande mauvaise nouvelle. A notre grand soulagement il n’en a rien été, c’est donc soulagé que nous sommes allés prendre un bon petit café « au pied de Cochin » le bistrot d’à coté.

Fini le côté triomphaliste, tant que ce fumier de cancer sera là il est hors de question de parader. De toute façon il n’y a pas d’autre solution que de régler chaque problème au coup par coup. Humilité courage et patience, le tout agrémenté et renforcé de votre soutiens sans faille devrait me permettre d’aller aussi loin que possible. Finalement, cette bonne nouvelle qui n’en est pas vraiment une m’a confortée dans ma position de résistant soutenu par l’armée des ombres que vous représentez.

a lire avec beaucoup d'attention

marcodepaname | 24 octobre, 2010 16:04

                       Le 22 10 2010

 

Attention les amis, attention ; il est recommandé de lire avec beaucoup d’attention la journée du vingt. Le commentaire d’Alain me certifie toute l’ambiguïté du message ; ce que je redoutais. Je voulais juste faire valoir le roman en tant que valeur sur par rapport au journal qui envers et contre tout reste éphémère jusqu’à sa finalité. Donc, cher Alain, pas question de baisser les bras, mais juste de faire passer en priorité les dix années de travaille d’un roman achevé… A quelques corrections prêtes je l’avoue. C’est terrible ces phrases ou ces mots, qui, à une ponctuation où une interprétation mal employé, où mal lue peuvent porter la crainte où le doute, voir l’incompréhension. Ceci étant dit, il suffit de lire la journée du vingt et un pour nous rassurer. Il faut que je vous abandonne, les quelques corrections du roman me demande malgré tout beaucoup de temps.

 

                       Le 23 10 2010

 

Hasard du calendrier, les éditions Mélibée à qui j’avais envoyé le manuscrit du roman m’a répondue ce matin. Bonne surprise, le comité de lecture a accueilli favorablement le manuscrit. J’ai reçu par la même occasion un contrat en bonne et du forme m’indiquant les détails de leurs proposition. Je suis aux anges, mais après avoir lu le contrat en question et relevé le montant de ma participation je dois dire que j’ai révisé ma copie. 2797,60 euros pour la mise en forme du texte et la réalisation de la couverture. Je pense que même si j’avais cette somme en ma possession, je chercherais une autre solution. Je vais quand même leurs passer un coup de fil pour savoir s’ils n’auraient pas une solution adapté à ma situation. J’ai tout mon temps, je n’ai toujours pas terminé les corrections.

 

                       Le 24 10 2010

 

Si j’ai bien compris, que je le veuille ou non, alors que je le répète, il n’en à jamais été question ; je suis, pour mon plus grand plaisir enchainé à mon blog. (J’allais dire jusqu’à ce que mort s’en suive. Une expression à éviter par les temps qui courent.) Ceci dit, je suis très touché de l’intention et du regard que vous portez à mes moindres signes de faiblesse, même et surtout quand vous anticipez. Ca montre combien vous êtes attentif à toute cette histoire ou vous scrutez, pour mieux les commenter, tout les bons et les mauvais moments. Je suis, et vous l’aurez deviné, fier et flatté de l’intérêt que vous portez à l’écriture autant qu’à l’histoire par elle-même. Comment voulez-vous, avec un tel fan club, que je remette en question l’existence même du blog ; notre blog…

Bonne nouvelle, Fanfan à rejoint l’armée des ombres. La phase trois du combat contre Pagurus le maléfique peut commencer. Le début des hostilités s’ouvrira mercredi avec une évaluation des forces dont je dispose pour mener au mieux cette nouvelle bagarre.

écrire, souffrance ou délivrance ?

marcodepaname | 21 octobre, 2010 14:55

                      

tairLe 20 10 2010

 

Dans une semaine tout juste tout sera clarifié. Et comme d’habitude, l’attente entre le scanner et le verdict de Dr. MIR est insupportable. D’autant plus que ce putain de souffle qui se raréfie n’est pas fait pour me rassurer. Mais bon, hein ? On commence à avoir l’habitude de tout ça ! Le pire des scénarios de toute façon est déjà écrit depuis longtemps. J’ai un cancer du poumon, on va tout faire pour s’en débarrasser, ça va prendre du temps. C’est sur ce temps qu’il faut compter, les progrès de la médecine aidant. De toute façon, j’ai toujours été endurant, hier au physique que j’applique au moral aujourd’hui.

 Quand ils m’ont scanné la tête, c'est-à-dire fouiller le cérébrale, une réflexion spontanée m’est venue à l’esprit : « Tout mais surtout pas la tête !» Cette même supplique que Marie –do formulait à chaque examen. Garder la tête pour mieux subvenir aux contraintes de la maladie. Voilà donc aujourd’hui et pour les jours à venir ma principale préoccupation.

En parlant de Marie-do, il me vient une évidente réalité quand à la publication du journal. Exemple, dans l’hypothèse où je survie, nous dirons, trop longtemps à la maladie, le journal s’essoufflera de lui-même et n’aura plus de raison d’être. A moins que je ne devienne un géni de la narration et que je vous retienne en haleine pendant des années. Autre possibilité, la maladie interrompre le journal brusquement et il n’est pas assez étoffé pour être publié. Il me reste donc une réalité évidente, celle de faire publier le roman de ma vie qui est terminé. Le roman, pas ma vie…

  

   Le 21 10 2010

 

Un vrai petit ménager je vous dis ! Carole : « T’as fait le repassage ?... C’est bien, la semaine prochaine tu auras un bouton à recoudre. » Au moins ça se ne sont pas des activités qui me coutent. Ca devient la routine du matin. Mieux vaut la routine que l’inactivité. De toute façon, que se soit au boulot où à la maison, la routine finit toujours par s’installer. La mienne permet à Carole de souffler, et à moi de ne pas m’essouffler. Si ça ce n’est pas un beau compromis !

Poivrier bonsaï s’éclate derrière son double vitrage qui lui sert de serre. Lui au moins, on a l’impression que sa cure Bretonne lui à été bénéfique. Malgré tout je le laisse se remplumer, ou se renfeuiller, avant de le tailler. Je le trouve merveilleusement beau sous le soleil d’automne qui filtre de derrière les carreaux.

Ce sont ces petites choses qui font la vie qui vous tienne à flot. Comme cette réaction positive de ma petite Mélodie devant ma supplication. Où le SMS de Fanny et d’Idriss qui confondent le blog et face book… Ma fille, je t’adore ! Et toute ces réactions spontanées qui sont venues se greffer à la demande de ma dose de commentaire.

Mais comme le dit Nathalie, il est vrai qu’il n’est pas toujours facile d’écrire.

puissions-nous rigoler de tout ça!

marcodepaname | 18 octobre, 2010 15:03

                       Le 16 10 2010

 

Il y a, comme vous le savez, une petite Mélodie au cœur de ma maladie qui, contre vent et marée, m’encourage et me soutient avec un succès dont elle ne soupçonne peut être pas l’importance. Je voudrais juste lui dire, à cette petite Mélodie, que si elle adaptait à elle-même, dans les études, ce qu’elle est capable de m’insuffler pour supporter la maladie, elle verrait d’elle-même que les petits soucis quotidiens du collège ne sont rien par rapport à ce que peut apporter la vie quand on est capable de surmonter avec force vigueur et détermination ses contraintes telles qu’elles soient. Il y a une chose dont je suis sur aujourd’hui c’est que l’on se comprend parfaitement bien tout les deux, et je voudrais juste que tu comprennes qu’il y a bien d’autre combat, dans la vie, que la maladie… Le tiens est celui de ta vie à venir, a toi de surmonter les obstacles du temps qui passe, à ton âge on n’est pas pressé. Mais s’il te plait, pour moi et tout les gents qui t’aime ne te laisse surtout pas allé. Toi qui me demande de ne pas baisser les bras je te demande d’en faire autant afin de mener au mieux nos combats respectifs. Dans quelques années, quand tu auras réussi et que je serai guéri, puissions- nous rigoler de tout ça… C’est tout ce que je nous souhaite ! Bon courage Mélodie jolie.

 

                       Le 18 10 2010

 

C’est redoutable, je m’aperçois que je suis dopé à vos commentaires. J’explique, j’ai un mal fou à reprendre le journal quand il y a une absence de réaction de votre part. Ceci dit, je comprends fort bien que parfois vous ayez beaucoup d’autre chose à faire. Il est certains, qu’après une journée de boulot bien remplie il ne doit pas être évident d’aller voir comment va le putain de cancer de Marco. Je m’estime donc heureux, de part la fréquence du temps que vous me consacrez, d’avoir en permanence un noyau de fidèles «  remonte- moral » a qui je ne peux reprocher de passer outre certain de mes billets.

C’est pas le tout, mais aujourd’hui je m’attaque au petit salé aux lentilles. Un classique parmi les classiques de la cuisine traditionnelle que je n’ai jamais élaboré. Sur les conseils de chef Carole, je m’aperçois que certain plat qui paraissent évident, demandent une attention et une préparation qui ne souffre pas d’un excès d’improvisation. Je parle d’improvisation pour avoir affolé Carole plus souvent qu’à son tour avec mes dons d’improvisations culinaires qui se sont avérés concluant.

PS : Il y aurait il quelqu’un qui puisse me traduire le commentaire en anglais, s’il est en rapport avec le journal bien sur. Mon anglais est trop limité, vous l’aurez compris, merci !!!

inspirez expirez vivez

marcodepaname | 14 octobre, 2010 15:53

 

                       Le 13 10 2010

 

6H30 tapante ce matin,                Michel «  DRACULA » à repris du service. Il est venu chercher sa ration de sang frais. Pas question de perdre son sang froid, ce n’est que le début de : « Pagurus le crabe, phase trois, le combat continu. » Et quel combat, c’est qu’il a marqué des points ce con ces derniers temps. Ne serait-se que cette respiration qu’il m’a amputée de la moitié de ce qu’il me restait avant l’offensive de Lorient. Handicap sérieux quand on sait qu’il faut patienter jusqu’à la fin du moi avant d’envisager la contre offensive. Il reste un scanner et quatorze jours avant de planifier tout ça. En attendant, je vais continuer à me consacrer à l’écriture et à la cuisine, ces deux passions qui me demandent un minimum d’effort physique. Le cérébral étant moins tributaire de ma soufflerie défaillante, c’est donc la rando et les longues ballades dans Paris avec Carole et la Bounette qui sont, pour l’instant, sacrifiées. Mais comment font ces gents qui n’ont aucune passion ?...

 

                       Le 14 10 2010

 

Qu’elles soient techniques où médicales, il y a des prouesses qui force le respect. J’ai suivis avec beaucoup d’attention le sauvetage des mineurs du chili, et ce qu’il en ressort, c’’est que la combativité le courage la persévérance et la solidarité sont les maitres mots d’une humanité qui, quand elle veut s’en donner la peine est capable de très grandes choses. Il suffirait juste, à mon avis, d’éradiquer les ambitions personnelles de quelques uns pour subvenir aux besoins du plus grand nombre de nécessiteux. Ceci étant dit, je veux être et rester utopique. Et si l’utopie est un rêve, pourquoi ne pas le réaliser.

En attendant, je me bats pour concilier mon souffle et mes activités. Je peux dire que je ne m’en tire pas trop mal, mais que c’est loin de me satisfaire… Vous commencez à me connaitre depuis le temps. Il est donc inutile de vous dire que jamais je ne me satisferai d’une demi-mesure. D’un autre côté, comme me l’avait fait gentiment remarqué la pneumologue de l’hôpital Pompidou : « Il ne faut pas perdre de vue que vous avez un cancer du poumon… » Il y a des évidences qui ne souffre d’aucune  contestation.

Alors, comme les mineurs au fond de leurs gouffre, j’attendrai en m’occupant du mieux que je le peux, le remède qui me sortira de ce trou irrespirable où la maladie m’a plongée. Une chose est sur, il faudra plus de deux mois pour me sortir de là. Déjà huit mois que l’on creuse le problème.

Allez, du positif du concret ! Quand je boude le journal, les corrections du roman avancent à grand pas. Plus j’avance, changeant un mot ici où là, une virgule ou un point d’exclamation, et plus je me  dis : « c’est pas mal écrit tout ça… C’est pas toi qui l’as fait ! » Et pourtant…

Quand au sauté d’agneau à l’orange, il a tenu ses promesses… Ferais peut-être bien d’écrire un livre de cuisine…

 
Service fourni par VosBlogs.com © 2010 - 2011 | Signaler un contenu illicite | Créer un forum | Créer un blog Powered by LifeType - Design by BalearWeb